jeudi 7 juillet 2016

MAMY RAVATOMANGA CANDIDAT EN 2018 : C'EST QUOI CE DELIRE !?

On se demande d’où est-ce que le journaliste Fidèle Razarapiera, tient sa source en affirmant sur AZ Radio le mardi 5 juillet 2016 que, Mamy Ravatomanga va se présenter aux élections présidentielles de 2018 ? Selon ses dires, conscient qu’Andry Rajoelina ne pourra pas participer à ce scrutin, des personnages se disputent de se substituer à sa place. Parmi ceux-là se trouve le PDG du groupe Sodiat, se bousculant la place avec Lalatiana Rakotondrazafy et Lylson de Réné, selon toujours le journaliste.

Cette affirmation gratuite de Fidèle Razarapiera, Mamy Ravatomanga la doit au soutien qu’il apporte au mouvement de contestation Miara manonja des journalistes. Mamy Ravatomanga, à l’instar d’Edgar Razafindravahy, Hajo Andrianainarivelo ou encore d'autres patrons de presse, appuie ce front contre le projet liberticide du Code de la communication parce que ses entreprises en sont menacées. Effectivement, jouant la carte de la liberté d’expression, ses journaux gênent. C’est par attachement à cette valeur de la liberté donc que Mamy Ravatomanga compatit avec le monde de la presse.

Seuls les journalistes dans le camp du pouvoir se désolidarisent du mouvement et trouvent que le Code de la communication est une bonne initiative. En première ligne on retrouve Rolly Mercia, qui va jusqu’à traiter ses consœurs et confrères du mouvement Miara-manonja « d’andevo » (Le Ligne de mire, samedi 2 juillet 2016). Pour ce dernier ces journalistes sont manipulés par leurs patrons et n’ont aucune conscience que les articles introduits furtivement (alors qu'une toute autre version fort différente a été finalisée aux termes des divers ateliers avec les partenaires financiers) par le gouvernement constituent réellement des atteintes à la liberté d’expression.

Puis, il y a l’autre : Fidèle Razarapiera. Certes, il se croit ingénieux en avançant que Code de la communication ou pas, l’Etat peut toujours intervenir de manière arbitraire sur les médias. Un argument peu convaincant pour laisser passer le Code de la communication dans sa version liberticide... Bref, non monsieur Fidèle Razarapiera, Mamy Ravatomanga ne se présentera pas en 2018. Il est un businessman et il le restera.


mercredi 29 juin 2016

MAMY RAVATOMANGA : SES DEBUTS

Comme tout le monde, je suis fasciné par le personnage de Mamy Ravatomanga. J’ai donc voulu en savoir plus à son sujet. J’ai fait des recherches sur le web, mais à mon grand dam, il existe très peu d’informations sur lui. J’ai alors décidé de mener ma propre enquête et je suis allé à la rencontre des personnes susceptibles de le connaître. Il n’a pas été simple d’obtenir des renseignements. Mais en insistant, je suis parvenu à en savoir un peu plus sur ce monsieur. Aussi, je vous partage aussi fidèlement que possible ce que j’ai appris.


Maminiaina Ravatomanga ou Mamy Ravatomanga pour le public. L’homme s’est toujours tenu loin des projecteurs même si actuellement il est propulsé malgré lui au devant de la scène. Une chose est certaine : cet opérateur économique n’a pas hérité d’un patrimoine familial mais a tracé son chemin au fil des années par le travail. Son groupe est l’un des rares appartenant à des Malgaches de souche, dans un panorama économique où les multinationales ont posé le pied dans La Grande île.

Nous sommes à la fin de la décennie 80, le pays est encore en plein socialisme, malgré le début de revirement au libéralisme enclenché par le régime en place. C’étaient les temps très difficiles où sous la Deuxième République, tout manquait : le riz, le sucre, l’huile, le savon ; on roulait alors en Lada... Mamy Ravatomanga, débrouillard depuis sa petite enfance, est parvenu à se faire embaucher chez Sorafils en tant que commercial. Au sein de cette société, il y fait la connaissance d’une partie de ses actuels associés. Ils sont vite devenus les responsables du département de vente des batteries et pneus. Dynamiques, ambitieux et efficaces dans leur travail, ils commencent à se tisser un réseau de professionnels. Et ainsi, parmi ces contacts, ils rencontrent et nouent des liens avec les bonnes personnes pour créer leur propre business : SO.DI.A.T. ou Société de diffusion des automobiles Toyota.

Tout commence en 1990 où ils négocient et obtiennent la licence de la distribution de pièces de rechange Toyota pour les provinces de Majunga et de Tamatave.  Les affaires débutent bien. Fort de ce 1er succès, le groupe de jeunes opérateurs mené par Mamy, redouble d’effort et continue à investir. Il se crée une seconde opportunité en décrochant un contrat de transport de personnel d’une très grande entreprise malgache. Il constitue alors une petite flotte de minibus et acquièrt l’actuel emplacement de l’annexe de la Polyclinique Ilafy sis à Behoririka pour y gérer la logistique.

Selon ses proches, les mots d’ordre ont toujours été « rigueur, labeur, persévérance et investissement ». Il avait déjà l’ambition de créer un groupe des sociétés dynamiques et performantes. Il fonde par la suite …